La nouvelle pelle est équipée d’une fonction « e-stop » assurant un freinage automatique en cas de risque. Les six caméras haute définition disposées sur l’engin, équipé également de trois radars, permettent de reconstituer une image à 360° tout autour de la machine.
Le conducteur peut ainsi distinguer un humain d’un objet, sur son écran. Lorsqu’un piéton se trouve à moins de 6 mètres, la machine ralentit ; s’il s'approche à moins de 4 mètres, elle s'arrête automatiquement. Différentes couleurs (jaune et rouge) informent le conducteur de la proximité de l’obstacle.
Selon le conducteur de la pelle, David Bouloy, (Bouygues TP), l'utilisation de cette nouvelle pelle reste très simple : « Quand un piéton se rapproche, la machine ralentit et s’arrête sans brutalité. La prise en main est facile. »
L'écran du conducteur restitue une image tout autour de la pelle, et le système arrête automatiquement l'engin en cas de danger (piétons en zone rouge). Autre technologie testée : celle du godet transparent version 2.0, rendu possible grâce à deux caméras HD installées en haut et en bas du bras de la chargeuse DL280. Les images captées et renvoyées sur l’écran du conducteur signalent la présence ou non de piétons dans l’angle mort généré par le godet.
Selon Jean-Charles Marzin, directeur QHSE de la SCSNE, ces machines renforcent d’une manière simple la sécurité des piétons mais aussi la productivité sur le chantier, grâce aux informations précises visibles sur l’écran du conducteur.
« En cas d’alerte jaune (piéton à 6 mètres), le conducteur de la pelle peut poursuivre son chantier. Cela évite les arrêts intempestifs de la machine lors du passage des opérateurs sur le chantier. La machine ne s’arrêtera que si elle détecte un obstacle à moins de 4 mètres (alerte rouge) », précise Stéphane Dieu, responsable produit pelles de Develon Europe.
« La sécurité : un sujet important pour nous, maître d'ouvrage »
Jean-Charles Marzin, directeur QHSE de la Société du Canal-Seine Nord Europe. « Tous les projets qui poussent la sécurité sont importants pour nous. C’est pourquoi, nous nous sommes engagés aux côtés de l’OPPBTP dans le cadre du projet Stop collision, en déployant le Passeport prévention pour lutter contre les risques comme le heurt engin-piéton, la noyade ou le risque “intérimaires“. »
*Un projet soutenu par une dizaine de grands groupes du BTP et de la location de matériel, ainsi que par la FNTP, la CNATP et le DLR.